Syndicat mixte du Grand Bassin de l'OustAgricoles
⇒Thème phytosanitaire
  ⇒Entretien des abords de bâtiment et cours de ferme

Les espaces non cultivés font partie intégrante de notre paysage et contribuent pleinement à l’intégration des bâtiments d’exploitations dans le paysage rural. Le désherbage de ces espaces peut s’imposer pour diverses raisons. Faute de main d’oeuvre et de temps, l’utilisation des herbicides apparaît souvent comme le moyen le plus aisé.
Cependant, les herbicides doivent être employés en dernier recours et dans le respect des règles d’utilisation des produits phytosanitaires vis-à-vis de la qualité de l’eau.

Des techniques alternatives au désherbage chimique :

Dans une parcelle cultivée, si l’on peut considérer que plus de 90% d’une molécule chimique sera intercepté par la végétation ou dégradé sur place, il n’en va pas de même pour les zones non cultivées. Le désherbage des abords de fermes entraîne un risque majeur de contamination des eaux de surface.

 

Sur des sols imperméables (bitume, pavés, béton), le produit est emporté par les pluies vers le réseau de collecte des eaux pluviales puis vers les fossés et rivières.

 

Sur des sols perméables (graviers, ballast…), le produit peut être emporté par ruissellement mais aussi par percolation, étant donné que la couche de sol absorbante a été enlevée et remplacée par un remblais.

 

Pour ces raisons, il est judicieux d’utiliser les techniques d’entretien mécaniques, manuelles ou thermiques :

 

Thermiques : On distingue deux méthodes suivant la source de chaleur : le désherbage thermique au gaz et le désherbage thermique à la vapeur d'eau.

 

L'élévation de température provoque la mort des parties aériennes des plantes. La désherbeuse thermique à gaz nécessite de nombreux passages (au moins 4 par an)


Mécaniques : Le désherbage mécanique des surfaces stabilisées et sablées se fait à l'aide de systèmes de râteau ou de herse rotative. Il en existe différents modèles adaptables au porte-outil ou au tracteur (microtracteur). Pour les surfaces plus dures (aires bétonnées bitumées...), le désherbage s'effectue grâce à des brosses rotatives sur porte-outil ou automotrices.

 

Ces techniques s’avèrent efficaces mais demandent généralement plusieurs passages, ce qui engendre un besoin de temps ou de main d’oeuvre.

 

Pour les massifs et bords de murs, les paillages (naturels ou plastiques) ainsi que les plantes couvre-sol permettront d’empêcher les mauvaises herbes de pousser (technique préventive).

Si toutefois le désherbage chimique est nécessaire, il convient alors de faire le bon choix de désherbant.

 

Faire le bon choix de désherbants :

Le choix du produit dépend de 3 facteurs : le type de sol, les adventices présents et le mode d’action du produit.

 

Aucun traitement phytosanitaire ne doit être réalisé sur substrat imperméable. Un traitement anti-germinatif sera utilisé uniquement sur sol propre, en préventif. Sur des herbes déjà levées, on utilisera un produit foliaire et systémique (type glyphosate).

 

Attention


- L’arrêté préfectoral du 01 février 2008 rappelle qu’il est interdit de traiter à moins d’1 mètre de la berge des fossés, collecteurs d’eau pluviale, points d’eau, puits, forages ne figurant pas sur les cartes IGN 1/25000 ème, et à moins de 5 mètres minimum des cours d’eau et plans d’eau.

 

(consultez l’étiquette : cette distance peut être portée à 20, 50 ou 100 m selon les produits utilisés).

 

- Tout ce qui n’est pas autorisé (écrit sur l’étiquette du bidon) est interdit. Cela signifie qu’il est strictement interdit d’utiliser des fonds de bidons de désherbants Grandes cultures pour désherber les cours et abords de bâtiments. Le produit utilisé doit avoir une autorisation PJT (Parcs, jardins, trottoirs), et non une autorisation de type « Désherbage de zones cultivées ».

 

L’implantation de haies et massifs et surtout la préservation de zones enherbées sont à privilégier aux abords des bâtiments d’exploitation afin de réduire au maximum l’emploi de produits phytosanitaires.

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