Syndicat mixte du Grand Bassin de l'OustCommunes
⇒Thème phytosanitaire
  ⇒Techniques alternatives au désherbage chimique : les techniques curatives
Les pratiques de désherbage des espaces communaux évoluent

Les communes sont amenées à repenser l’entretien de leur voierie et les espaces publics afin de respecter les arrêtés qui réglementent l’utilisation des produits phytosanitaires dans le but d’améliorer la qualité des eaux. Le Plan de Désherbage Communal est l’outil permettant à la commune de visualiser les zones où les transferts de produits phytosanitaires sont importants, et donc d’adapter les pratiques en fonction des risques.

L’arrêté préfectoral du 4 avril 2005 interdit toute application de produit phytosanitaire à moins de 1 m des cours d’eau, fossés (même à sec) et points d’eau. Il est interdit de traiter les bouches d’égouts, avaloirs et caniveaux.



Cet arrêté concerne tous les utilisateurs de produits phytosanitaires : collectivités, agriculteurs et particuliers.



Quant à l’arrêté du 12 septembre 2006, il interdit de traiter à moins de 5 m minimum (selon les produits) de tout point d’eau (ruisseaux, étangs) inscrit sur les cartes IGN au 1/25 000ème



Cet arrêté concerne tous les utilisateurs de produits phytosanitaires : collectivités, agriculteurs et particuliers.

Comment éliminer les herbes indésirables ?

Les techniques curatives permettent d’intervenir sur les plantes présentes aussi bien sur des surfaces perméables que imperméables, et bien sûr sur des zones qui sont interdites de désherbage chimique. Différents procédés existent, que l’on peut classer en 2 catégories : le désherbage thermique et le désherbage mécanique.


Le désherbage thermique


L’Aquacide

Ce système consiste à détruire les adventices grâce à de la vapeur d’eau dont la température atteint les 97°C. La pression est d’environ 3 bars à la sortie de la lance.

AVANTAGES-INCONVENIENTS

- Peut être appliqué autour des égouts, sur les avaloirs, sur les surfaces imperméables, près des points d’eau
- Sans danger pour les passants
- L’application est possible par tous les temps


- Coût d’investissement élevé si achat du matériel
- Prendre un prestataire à un coût supplémentaire (forfait)


Achat de l’appareil (sans le support)
22 258 HT avec une cuve de 1000l
Estimation du coût en TTC (main d’oeuvre, consommable, amortissement du matériel)
Surfaces perméables : 0.25 TTC /m²/an
Surfaces imperméables : 0.15 TTC /m²/an
Entretien réalisé par un prestataire extérieur :
Pour une surface de 1ha et un seul passage : env. 1372 TTC
Il faut compter 4 passages / an, soit un coût total de 5 488 TTC


 


Le Waïpuna

Le principe de fonctionnement de cet appareil est le même que le désherbage vapeur sauf que l’on a rajouté à l’eau un mélange d’amidon de maïs et de noix de coco. Cette mousse atteint les plantes indésirables à une température de 95°C. Cette technique permet de prolonger une température élevée sur la plante à détruire.

AVANTAGES-INCONVENIENTS

- Peut être appliqué autour des égouts, sur les avaloirs, sur les surfaces imperméables, près des points d’eau
- Sans danger pour les passants
- L’application est possible par tous les temps


- Coût d’investissement élevé si achat du matériel
- Prendre un prestataire à un coût supplémentaire (forfait)


Exemple :
Prestation de désherbage pour 5000m² : forfait : 1038.00 HT
Location avec chauffeur pendant une journée (pour 5 000m²) : 678,00 HT
NB : L’eau reste à la charge de la collectivité (les coûts sont donnés à titre indicatif, ils évoluent selon le type de chantier)


 


Le désherbage thermique à gaz

Ce Système provoque un choc thermique sur les parties aériennes de la plante en entraînant un éclatement des cellules de la plante.

AVANTAGES-INCONVENIENTS

- Faible coût d’achat
- Accepter la pousse de quelques adventices
- Mise en oeuvre simple
- Technique complémentaire
- 0 utiliser dans une démarche globale
- Bon rapport qualité / prix
- Pas de maintenance


- Ne pas utiliser à proximité de produits inflammables
- (grillage plastifié, véhicule en stationnement…)


Prix moyen d’un modèle à lance : 450 à 900 TTC
Prix moyen d’un modèle à rampe : 2 600 à 6 200 TTC


 



Le désherbage mécanique 


Le désherbage manuel

Cette technique consiste à arracher les adventices à la main ou à l’aide d’outils comme la binette, le rotofil ou le réciprocateur là où le chimique est interdit et dans les endroits où les engins n’ont pas accès.

AVANTAGES-INCONVENIENTS

- Faible coût d’achat
- sans risque de projection de cailloux ou gravillons
- Mise en oeuvre simple
- efficace sur mauvaises herbes comme sur mousses, qu’il découpe au ras du sol


- se limite donc aux surfaces minérales urbaines
- La tête du Réciprocateur n’est pas interchangeable.
- Autrement dit, il n’est pas possible de monter cette tête sur une autre débroussailleuse


Le réciprocateur :
Coût : 700 TTC


 


2 lames circulaires
crantées montées
à la façon d’un taille haie


Le réciprocateur

Le balayage

Un balayage régulier permet l’arrachage des mauvaises herbes. Il joue aussi le rôle d’une technique préventive si le balayage est effectué régulièrement.

AVANTAGES-INCONVENIENTS

- Possibilité d’action préventive et curative
- Double action de nettoyage et de désherbage
- Très intéressant sur les caniveaux
- Pas de dégradation du revêtement s’il est en bon état


- Coût d’investissement élevé si achat du matériel
- Uniquement sur surfaces imperméables


Tarifs de la balayeuse en prestation :
Coût horaire : 70 HT , dégressif selon le nombre de passage par an et le linéaire de voierie à balayer.
Prestation pour 5 passages/ an : 480 HT
(coût donné à titre indicatif, variable selon les prestataires)


 

Petite balayeuse


Balayeuse


Brosse de balayeuse

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