Syndicat mixte du Grand Bassin de l'OustGestion des milieux
⇒Thème gestion de l'espace
  ⇒Zones humides
Qu’est ce qu’une zone humide ?

La loi sur l’eau de 1992 définit les zones humides comme « des terrains exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre, de façon permanente ou temporaire ; La végétation, quand elle existe, est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ».

Pourquoi faut il protéger les zones humides

Le terme « zone humide » est trop souvent assimilé à des marais ou marécages alors qu’il recouvre des milieux très divers : les tourbières, les marais, les étangs les prairies humides… Ce sont des milieux de transition entre la terre et l’eau.


Comme le précise clairement la définition ci dessus, le caractère humide de ces milieux peut être temporaire. Ces milieux peuvent alors, d’un point de vue strictement technique, connaître une exploitation agricole classique sans contraintes spécifiques de portance des sols ou de limitation des périodes d’intervention. Ainsi, le fait de pouvoir labourer une parcelle et y implanter du maïs et même éventuellement des céréales ne signifie en aucun cas que cette parcelle n’appartient pas à une zone humide.

Il est couramment admis que 50% des zones humides françaises auraient disparues entre 1960 et 1990. Ces zones rendent pourtant bien des services.


Elles ont tout d’abord un rôle d’épuration des eaux de ruissellement et de nappe avant que ces dernières ne rejoignent le réseau hydrographique. Elles sont notamment le siège de phénomènes de dénitrification variable en fonction des caractéristiques de la zone mais, en général, non négligeables.


Elles ont également une fonction hydrologique reconnue. Elles permettent de soutenir les débits d’étiage et d’atténuer les effets des crues en stockant d’importantes quantités d’eau.


Elles ont également un impact indéniable sur la diversité de la flore, de la faune et des paysages. Les zones humides constituent une mosaïque de milieux très divers dont certaines espèces animales et végétales ne peuvent se passer pour perdurer dans notre région.


Les zones humides, quel que soit leur état d’entretien et de conservation, constituent un patrimoine qui mérite l’attention, même si, au premier abord, leur préservation peut paraître parfois difficilement compatible avec les contraintes liées à la production agricole.

Réglementation

Le SAGE Vilaine interdit un certain nombre de travaux sur les zones humides :

- Remblaiement

- Affouillement

- Drainage

- Construction

Quelle gestion agricole des zones humides ?

Eviter l’assèchement du milieu

Maintenir un niveau d’humidité dans la parcelle suffisant pour sauvegarder les différentes fonctions des zones humides.

- Ne pas drainer

- Ne pas remblayer

- Eviter le recalibrage des cours d’eau

- Ne pas créer d’étangs ou de fossés

Eviter la fermeture du milieu

Limiter la banalisation du milieu par un développement important de la strate arborescente ; pour préserver la biodiversité et le rôle de régulation des débits.

L’entretien des prairies permet le maintien de la zone humide à un stade herbacé.


Par la fauche :

Préférez une fauche estivale tardive respectant le cycle de reproduction des espèces végétales et animales.


Par le pâturage :

Limiter le chargement et la durée de pâturage.


Rouvrir des friches :

Par gyrobroyage dans un premier temps

Par entretien des bordures des zones boisées

Favoriser la gestion extensive des zones humides

La zone humide crée une zone de transition entre un espace cultivé et le cours d’eau permettant l’épuration de l’eau.

Préférez donc l’implantation d’une prairie naturelle à celle d’une culture annuelle en évitant toute fertilisation et utilisation de produits phytopharmaceutiques.

Pour plus d’information :

http://agro-transfert-bretagne.univ-rennes1.fr/Territ_eau/Referentiel/Paysage_Transferts/Zones_Humides

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