Syndicat mixte du Grand Bassin de l'OustAgricoles
⇒Thème fertilisation
  ⇒Connaissance des effluents : interpréter une analyse
Une valeur fertilisante très variable

Le raisonnement de la fertilisation doit pouvoir s’appuyer sur des références techniques reflétant le plus précisément possible la réalité des parcelles et de l’exploitation considérée. Ainsi, pour ajuster les apports organiques, il est primordial de connaître précisément leur composition, notamment leurs teneurs en N, P et K. Ces teneurs peuvent varier fortement en fonction :


- De la campagne : conditions météorologiques, effectifs,…

- De l’espèce

- De l’âge des animaux : reproducteurs, jeunes,…

- Du mode d’élevage : label, plein air,…

- Du mode d’alimentation : biphase, phytases,…

- Des conditions et du temps de stockage : dilution des lisiers par la pluie ou les eaux de lavage, lessivage ou volatilisation de l’azote des fumiers,…

- Du compostage ou traitement éventuel


Les teneurs en N, P et K peuvent être évaluées de deux façons :


- A partir d’une référence : les instituts techniques publient des références détaillées en fonction des catégories d’animaux. Ces références sont fiables car elles s’appuient sur un travail de recherche et de collecte d’un grand nombre de données mais elles ne peuvent pas refléter les spécificités d’une exploitation particulière.

- A partir d’une ou plusieurs analyses d’effluent : les analyses restent le moyen le plus précis de connaître la valeur fertilisante des ses effluents sous réserve que l’échantillon prélevé représente bien l’ensemble du stock d’effluent.

La qualité du prélèvement

Si l’on n’est pas en mesure de prélever un échantillon de bonne qualité, il est préférable d’utiliser les références et de se passer d’analyse.


« Une bonne référence vaut mieux qu’une mauvaise analyse »


Pour les effluents liquides :

Il est impératif que la fosse ait été homogénéisée par brassage peu avant le prélèvement de l’échantillon. Le prélèvement doit ensuite être représentatif de toute la hauteur de la fosse. Cependant, il est relativement aisé de prélevé un échantillon de lisier.

Pour les effluents solides :

La réalisation d’un échantillon de fumier est plus délicate. Sauf après un compostage, les tas de fumiers sont en général assez hétérogènes. Il est important que l’échantillon soit constitué à partir de prélèvements intermédiaires réalisés sur toute la surface et toute l’épaisseur du tas de fumier. Il existe des tarières spécifiques pour ce type de prélèvements mais, en général, seuls les préleveurs professionnels en disposent.


Le prélèvement doit avoir lieu au plus près de la date prévue pour l’utilisation de l’effluent pour que l’analyse reflète le mieux possible sa composition au moment de l’épandage. Même si le prélèvement est réalisé par un prestataire, il est nécessaire que l’agriculteur y assiste pour s’assurer des conditions de prélèvement.

Le rapport d’analyse

L’analyse rapide de lisier
 

Il existe des outils permettant de réaliser une analyse rapide du lisier, sur l’exploitation, immédiatement avant son épandage. La mesure ne porte que sur la teneur en azote et repose sur une réaction chimique entre un réactif et l’azote ammoniacal des effluents qui à son contact se transforme en azote gazeux. Le dégagement gazeux provoque une augmentation de pression mesurée par un manomètre à lecture directe.

Les animateurs disposent du matériel nécessaire pour réaliser avec vous ce type d’analyse, n’hésitez pas à les contacter.

Evaluer le stock d’effluents disponibles

Quand on connaît les teneurs en éléments fertilisants de l’effluent, il reste à évaluer la quantité d’effluent qui sera épandue.

Les animateurs disposent du matériel nécessaire pour réaliser avec vous ce type d’analyse, n’hésitez pas à les contacter.


Pour les effluents liquides :

Il est relativement simple d’évaluer le volume d’une fosse et de connaître celui d’une tonne à lisier en sachant tout de même que le volume d’effluent transporté est en général légèrement inférieur au volume indiqué par le constructeur.


Pour les effluents solides :

Comme sa teneur en azote, la densité d’un fumier peut varier énormément. Il est donc difficile de se référer à la capacité de l’épandeur ou de la remorque pour évaluer le tonnage de fumier transporté. La pesée d’épandeurs (ou de remorques à l’occasion du curage d’un poulailler par exemple) apparaît donc comme le moyen le plus fiable de connaître avec précision le volume d’effluent épandu ou produit.

 

Le Grand Bassin de l'Oust tient une paire de pesons à la disposition des agriculteurs. Il suffit, pour les utilisés de prendre contact avec l’animateur du bassin versant concerné qui peut, en plus, fournir une aide technique pour la réalisation des pesées et l’exploitation des résultats.

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